Moi à 36 ans

Flashback: mon premier post de blogue

May 06, 20265 min read

( je n'ai rien changé à ce texte qui a été publié il y a presque 3 ans)

Bienvenue à toi.

En date d'aujourd'hui, je suis une femme de 36 ans, j'ai un nouveau partner de vie et j'ai une entreprise depuis 3 ans, j'ai un budget qui dépend de la santé mentale des gens et j'ai la peur du succès. Certains éléments de ma vie me créent encore un WHAT THE FUCK quand j'y pense. Et d'autres étaient prévisibles. Je me sens on track avec mes timings, même si la société dit que je fais tout à l'envers ou en retard.

Contradiction et malédiction font parties de mon vocabulaire courant. Je suis 90% résilience et 10% chance. Demande à mes amies, si qqch peut mal virer, c'est claire que ça va m'arriver une fois dans ma vie. J'ai appris à en rire et en pleurer, mais à me relever.

Alors retournons à mes étiquettes, c'est comme ça que les gens semblent être moins perdus, c'est quand ils savent ce QUE qq1 EST. Alors, je suis divorcé. Je suis dans la classe moyenne, alors j'ai une auto neuve (2022) mais je suis encore locataire d'un logement. Je suis bachelière en arts profile psychologie.

Mais ce que j'aimerais mieux qu'on sache,c'est que malgré que nous sommes divorcés légalement, Garrett et moi sommes meilleurs amis et nous nous aimerons toujours de façon platonique. Mes relations, malgré le chaos, se terminent sur le plan amoureux, mais se continuent toutes dans l'amitié. La classe moyenne et notre statut d'emploi et financier, ça ne veut absolument rien dire.

Ce que j'aimerais pouvoir crier sur les toits, c'est que j'investis dans mon entreprise avant tout et j'ai déjà été dans une situation de pauvreté assez proche d'une sans abri. Alors de payer toute toute seule pour moi, c'est une richesse et un accomplissement. Et qu'il y a une période de ma vie je n'aurais pas cru cela possible. Et que mon bac c'est mon plus gros accomplissement à vie, car c'est 8 années de ma vie pendant lesquelles j'ai eu un épanouissement incroyable et des transitions de vie qui marquaient un revirement de situation.

Petit secrets: j'avais lâché le secondaire et j'ai tout abandonné, car je m'étais perdue. Mon secondaire a été la période la plus traumatisante de ma vie. J'ai habité avec presque tous les membres de ma famille, les uns après les autres. Pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, car j'ai été victime de violence familiale à répétition ( toujours de la même personne). J'ai même été pensionnaire en secondaire 2. Le trauma s'appronfondissait d'année en année, Suivi d'un abus sexuel, en secondaire 3, d'un étranger qu'un jour je nommerai. Puisqu'il a osé écrire un livre, j'ai aussi le droit de rendre publics les faits, je crois bien.

Comment on se perd?

C'est simple mais bien complexe en même temps. C'est différent pour chacun et ça nous arrive dans différentes périodes de nos vies. Alors mon histoire n'en est qu'une parmi les vôtres.Je m'étais perdue, car ma réalité était niée.

Je ne comprenais plus qui j'étais, d'où je venais, et surtout je ne savais plus comment m'en sortir. On me disait que des claques et des cris, c'est normal. Mes oncles me disaient qu'eux aussi s'étaient fait battre et ils avaient survécu. Qu'elle était comme ça, leur sœur. Et c'est tout.

Mes grand-parents me disaient qu'ils m'aimaient et que je pouvais tout leur dire. Mais rien ne changeait. Avec du recul je comprends qu'ils avaient plus peur d'elle, que peur que je brise. Alors j'endurais et j'évitais. Et on me faisait ma valise pour que j'aille à droite et à gauche sans jamais trouver LA SOLUTION long terme.

La résilience, c'est bien. Se faire dire qu'on est forte, c'est hot. Mais la petite puce que j'étais, elle voulait des actions. De la protection. De la sécurité. Même la DPJ ne prenait pas action. Malgré un minimum de 3 plaintes, seulement une venant de moi, les autres de mes professeurs et de direction d'école.

MERCI À VOUS TOUS.

Trente ans plus tard, et le système est encore brisé. Mais vous êtes encore là à vous battre pour des enfants qui vous font des confessions et sur lesquels vous voyez des bleus. Alors voilà pourquoi j'ai un service privé. Je n'irai jamais me mettre un pricetag par un système qui m'a laissé tomber. Ils m'ont assez coûté.

Je voulais réparation à mon retour. J'ai eu beaucoup de déceptions à avoir cette attente envers ma patrie. Alors je créé mon propre parcours et je pave le chemin pour un meilleur système de soutien et une approche plus proactive. Alors cheers à la FORBES Method. Atypique et neurodivergente, tout comme moi, on fonce et on guérit.

Tu dois encore te demander le SECRET il est où ? Ce n'est pas une stratégie marketing. C'est qu'il est sortit à mes 30 ans et ça implique beaucoup de gens. Alors je gear up, je prépare le terrain. Moi, je suis prête à le dire. Mais pas tout le monde est prêt à le lire. Les mots écrits, ça fait peur. Alors si tu continues à me lire et tu trouves ce que je dis pertinent, car tu t'y reconnais ou ça t'ouvre l'esprit, parfait ! On se réécrit. Oui oui, on!

Car si tu m'écris je promets de te lire. Avec une condition. Une intention pure de coeur.

Car MALGRÉ TOUT j'aime et je suis aimé. Et c'est tout ce qui compte.

Chloé Forbes, intervenante psychosociale et créatrice de La Forbes Method. Spécialisée en amour propre, couple et parentalité. Elle dit les vraies affaires, même quand c'est inconfortable.

Chloé Forbes

Chloé Forbes, intervenante psychosociale et créatrice de La Forbes Method. Spécialisée en amour propre, couple et parentalité. Elle dit les vraies affaires, même quand c'est inconfortable.

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